20.02.2008
Retour des "fondamentaux" à l'école primaire...
Le ministre de l'Education a détaillé mercredi sa réforme de l'enseignement primaire qui marquera le renforcement des français et des mathématiques. Tour d'horizon de ce qui va changer à la rentrée 2008.
Priorité au français et aux mathématiques qui gagnent des heures de cours. 10 heures hebdomadaires de français en CP et CE1, puis huit heures en CE2, CM1 et CM2 seront consacrées à l'enseignement du français où l'accent sera mis sur l'orthographe, la grammaire et le vocabulaire. La récitation et la rédaction refont leur apparition dans les programmes officiels. Les 5 heures de mathématiques hebdomadaires privilégieront le calcul mental, la maîtrise des quatre opérations et des problèmes mettant en scène des situations de la vie quotidienne.
«Sans maîtrise de la langue et des mathématiques, il est inutile d'essayer de vous apprendre des choses lointaines, vous n'aurez pas les outils pour les maîtriser» soulignait, mercredi matin sur France 2, le ministre de l'Education qui entend promouvoir avec ce recentrage sur les fondamentaux une «révolution culturelle de l'essentiel». Objectif : diviser par trois d'ici 2012, comme l'a promis Nicolas Sarkozy, le nombre d'élèves (15%) qui ne savent pas lire ni écrire à l'entrée du collège.
L'instruction civique et morale remplace l'éducation civique. En CE1, les enfants devront connaître les valeurs de la République : le drapeau, le buste de Marianne et la Marseillaise. Ils apprendront également l'hygiène, les risques de l'Internet et découvriront les bases de la morale, des règles de politesse et de tenue. En CE2, ils seront sensibilisés au développement durable. En CM2, mesure inédite, les élèves devront maîtriser les symboles de l'Union Européenne (hymne, drapeau et membres) et les principes du droit via des adages, par exemple, «on ne peut être juge et parti», sans oublier l'initiation à la Shoah.
Xavier Bertrand s'est défendu d'un retour à la morale de papa. «C'est savoir où s'arrête ma liberté et où commence celle d'autrui. Il s'agit d'apprendre aux jeunes à vivre ensemble» martèle-t-il.
Histoire. Les grandes dates et les grands personnages font leur retour dans l'enseignement de cette discipline. Xavier Darcos pointe que «les méthodes utilisées jusqu'ici n'ont pas produit leurs effets, les élèves ne se repérant pas dans le temps». Nouveauté dès le CP, les élèves seront initiés à l'histoire de l'art. En CE2, un lien sera fait entre cette matière et l'histoire.
Sport. Les enfants feront une heure d'activité physique et sportive supplémentaire qui s'ajoutera aux trois heures déjà existantes. «Les sports jouent le rôle d'instructeur civique, on y apprend à respecter les règles» fait valoir Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux sports.
Le soutien accessible à tous. A la rentrée 2008, l'école le samedi sera supprimée. Les élèves perdront deux heures de cours hebdomadaires et ne passeront plus que 24 heures par semaine dans leur classe. Mais les 15% d'élèves en difficulté récupéreront ces deux heures pour assister à des cours de soutien. S'ils le souhaitent, ceux de CM1 et CM2 pourront faire,en plus, des stages de mise à niveau gratuits d'une semaine à Pâques ou pendant les grandes vacances. Pour mieux cibler les élèves en souffrance, deux évaluations en cours de scolarité auront lieu à l'école primaire, sans attendre l'entrée en 6e. Les enseignants seront eux évalués tous les deux ans. Les inspecteurs jugeront de «la capacité de l'enseignant à faire progresser sa classe», quelle que soit sa méthode pour y parvenir.
Programmes. Xavier Darcos les souhaite moins jargonneux et plus courts pour que les parents comprennent ce que l'école demande à leurs enfants et puissent les aider au mieux. La pagination des programmes passera donc de 100 pages à une trentaine (Le Figaro)
23:17 Publié dans Actualité Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, ump, bouteyre, saint médard en jalles, municipales
06.02.2008
Le Président Nicolas SARKOZY revalorise le minimum veillesse...
PARIS (AFP) — Le président Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi une "avance" de 200 euros pour le minimum vieillesse et la mise en place en 2009 d'un "cinquième risque" pour les personnes dépendantes, devant des syndicats critiques sur le calendrier des réformes de protection sociale.
Ouvrant cette conférence consacrée à l'agenda de ces réformes prévues en 2008, le chef de l'Etat a souhaité que deux projets de loi, l'un sur les retraites et l'autre sur la santé soient présentés d'ici l'été, voire au plus tard en septembre.
A plus court terme, une "avance à valoir" de 200 euros sur les revalorisations à venir sera versée "courant avril", selon l'Elysée, aux quelque 634.000 bénéficiaires du minimum vieillesse. Le Premier ministre François Fillon avait annoncé dans la matinée que le minimum vieillesse serait augmenté de 5% en 2008 et de 25% en cinq ans.
En ce qui concerne la couverture de la dépendance, M. Sarkozy a manifesté son "ambition de mettre en place le cinquième risque de protection sociale en 2009", alors qu'en septembre dernier, il avait évoqué l'année 2008.(Extrait)
23:49 Publié dans Actualité Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, ump, bouteyre, saint médard en jalles, municipales
03.02.2008
C'est clair, c'est net...
Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI dimanche soir, François Bayrou a déclaré qu'il "déteste l'étalage et l'utilisation de la vie privée". "Ca a une fonction absolument précise : détourner l'attention des citoyens de l'essentiel pour la porter sur l'accessoire", a-t-il insisté. "Ca ne pousse pas au civisme."
Interrogé sur le dévissage de Nicolas Sarkozy dans les sondages, le président du MoDem a estimé que "le peuple français attend du président de la République des choses assez simples : qu'il lui montre la direction, qu'il lui dise la vérité, qu'il le respecte et incarne un certain nombre de valeurs que chacun d'entre nous essaye de transmettre à ses enfants".
Or, selon le président du MoDem, Nicolas Sarkozy "s'est révélé aux yeux des Français un personnage qui avait été jusqu'alors dissimulé par les citations de Jaurès, Blum, de Gaulle, Jules Ferry tout ce que la République comporte de piliers et de protecteurs". "Ca a évidemment commencé avec la nuit du Fouquet's", a estimé François Bayrou, qui a également ajouté que Nicolas Sarkozy avait fait pendant sa campagne des promesses "strictement intenables et je prends le pari que dans un an aucune ne sera respectée".
Par ailleurs, François Bayrou a assuré qu'il y aurait à Lyon une liste de son parti aux municipales, en dépit de la défection de Christophe Geourjon, investi chef de file du MoDem, mais qui a rejoint l'équipe de l'UMP de Dominique Perben.
14:45 Publié dans Actualité Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, ump, bouteyre, saint médard en jalles, municipales
Le Président Nicolas SARKOZY et Carla BRUNI se sont mariés dans la discrétion.
Le président Nicolas Sarkozy a épousé samedi à l'Elysée l'ex top-model Carla Bruni , marquant une nouvelle fois sa "rupture" avec ses prédécesseurs, et mettant fin aux rumeurs qui faisaient les délices de la presse people sur cette union."Madame Carla Bruni-Tedeschi et Monsieur Nicolas Sarkozy annoncent qu'ils se sont mariés ce matin en présence de leurs familles dans la plus stricte intimité", a indiqué l'Elysée dans un communiqué d'une phrase, après l'annonce du mariage par la presse puis le maire du 8ème arrondissement, François Lebel, qui a officialisé l'union.
09:50 Publié dans Actualité Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, ump, bouteyre, saint médard en jalles, municipales
24.01.2008
"Faire grève, ce n'est pas chercher à créer la loi de l'emmerdement maximum pour les familles, c'est ne pas enseigner", a ainsi déclaré Xavier Darcos.
(Reuters) - Un service minimum d'accueil par des personnels municipaux sera expérimenté pour la première fois jeudi dans plusieurs centaines de communes françaises, à l'occasion de la grève dans la fonction publique à laquelle s'associent les syndicats du monde scolaire.
Le ministère parlait mercredi en milieu de journée de 1.900 communes ayant accepté ce dispositif, dont 30% des villes de plus de 100.000 habitants, ce qui concernerait 8,5 millions de personnes. Ces villes sont très majoritairement de droite, les villes dirigées par la gauche, notamment Paris et Lyon, refusant le plus souvent sa mise en place.
Elles avancent pour cela des arguments politiques conformes à ceux des syndicats - il s'agirait d'une atteinte au droit de grève - ou juridiques. Les communes ne peuvent prendre la responsabilité des enfants pendant les heures de cours, car c'est l'Etat qui en a la charge, dit-on par exemple à Paris.
Xavier Darcos maintient non seulement son projet, mais se dit prêt à aller plus loin. Il dit penser, dans le cas où l'expérience de jeudi s'avèrerait insatisfaisante, à faire voter une loi qui obligerait, comme dans les transports, les grévistes de l'école à se faire connaître 48 heures à l'avance afin de favoriser la préparation de la journée pour les parents.
"La grève qui concerne des petits enfants est une grève que les parents doivent pouvoir anticiper. (...) Nous en parlerons avec les responsables syndicaux mais je ne l'exclus pas", a-t-il déclaré sur RTL.
L'Etat va rembourser aux communes qui mettent en place le service minimum par une convention, qui leur accordera 90 euros par groupe de 10 à 15 élèves pour six heures d'accueil, 90 euros par groupe supplémentaire. Le financement sera assuré par les retenues sur les salaires des grévistes.
Les enfants ne se verront dispenser aucun cours, les communes ne disposant pas de personnel enseignant et n'étant pas de toutes façons pas habilitées à agir dans ce domaine.
Les syndicats d'enseignants entendent protester par leur grève contre la suppression de 11.200 postes dans l'Education en 2008 par non-remplacement de départ à la retraite, principalement dans les collèges et lycées. Ils se disent aussi insatisfaits des mesures concernant le pouvoir d'achat.
MOUVEMENT RÉDUIT
Le mouvement de mise en place d'un service minimum sera encore très réduit, la France comptant au total plus de 36.000 communes. Le ministère avait cru pouvoir séduire des élus de gauche, mais a finalement échoué, Xavier Darcos annonçant même par erreur le ralliement de Chambéry et espérant en vain celui de Lyon.
La gauche parle de "provocation" et estime que Xavier Darcos cherche à dresser les parents d'élèves contre les grévistes. le gouvernement fait valoir des sondages qui montrent que le public est favorable au système.
Il réplique que les grèves à l'école sont très invalidantes pour l'économie, les parents étant contraints de s'absenter fréquemment des entreprises du fait de la fermeture des écoles.
"Faire grève, ce n'est pas chercher à créer la loi de l'emmerdement maximum pour les familles, c'est ne pas enseigner", a ainsi déclaré Xavier Darcos.
La mesure ne fait pas l'unanimité chez les élus locaux, même à droite. Jacques Pélissard, le président UMP de l'Association des maires de France a estimé que c'était le cas échéant au ministère d'assurer un service minimum dans les écoles, et pas aux villes.
Les élus estiment qu'une concertation nationale aurait été nécessaire avant de mettre en place le dispositif. Le débat intervient alors que celui sur le "service minimum" dans les transports, qui doit en principe voir le jour cette année, c'est pas clos.
La loi votée en août, qui permet notamment une déclaration préalable des grévistes afin de favoriser l'organisation des entreprises et l'information des voyageurs, n'a pas reçu de décrets d'application et les discussions se poursuivent dans les entreprises et les collectivités territoriales.
Thierry Lévêque
00:17 Publié dans Actualité Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, ump, saint médard en jalles, municipales
18.01.2008
Si les électeurs désertent le parti socialiste aussi vite que les militants...
(Reuters) - Le Parti socialiste a perdu entre 40.000 et 60.000 adhérents depuis le vote d'investiture pour l'élection présidentielle de novembre 2006, a-t-on appris vendredi auprès de la direction du PS.
"On est entre 160.000 et 180.000" contre un peu plus de 218.000 au moment de la primaire interne qui a vu la victoire de Ségolène Royal devant Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, a expliqué à Reuters Kader Arif, secrétaire national chargé des fédérations.
Ces chiffres représentent une décrue de 17 à 27%, huit mois après la défaite présidentielle du PS, la troisième consécutive.
La fourchette approximative s'explique par le fait que "les gens peuvent reprendre leur carte jusqu'à mi-février" 2008, a précisé Kader Arif, démentant que la perte s'élève à 40% de militants, comme l'ont évoqué certains journaux.
Il a en revanche confirmé qu'une majorité des nouveaux adhérents - les militants à 20 euros - qui s'étaient inscrits dans la perspective de l'investiture avaient quitté le PS.
"Dans les cartes à 20 euros, on n'en récupère que 30% même si cela varie beaucoup d'une fédération à l'autre", a-t-il déclaré.
"C'est un ressac important mais c'est toujours la même chose pour une année de congrès ou de désignation. On assiste à une élévation forte (du nombre de militants) avant une perte importante", a-t-il assuré.
Laure Bretton
23:04 Publié dans Actualité Nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, ump, saint médard en jalles, municipales
13.01.2008
Vous voilà prévenus... Il ne vous reste plus qu'à voter pour ceux qui incarnent vraiment l'opposition aux municipalités socialistes sortantes...
Quelques minutes plus tard, devant quelque 500 militants, Ségolène Royal a rappelé « l'enjeu majeur » que revêt le scrutin de mars prochain. Les mairies conservées ou prises par la gauche seront, à ses yeux, autant de « contre-pouvoirs au pouvoir en place ». Ségolène Royal n'a pas ménagé sa peine pour égratigner l'hôte de l'Élysée qui accueillait hier Tony Blair au conseil national de l'UMP.
22:03 Publié dans Actualité Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, ump, saint médard en jalles, municipales
12.01.2008
Conseil National de l'UMP (Suite)...
PARIS (Reuters) - "J'ai besoin de vous", a lancé Nicolas Sarkozy aux cadres de l'UMP réunis samedi en conseil national, où l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair a fait sensation avec un discours plein d'humour sur le thème du changement.
"Dans un monde qui change, malheur à celui qui stagne", a lancé le leader travailliste, invité d'honneur des quelque 2.500 cadres et militants du parti majoritaire français réunis au Palais des sports de Paris.
"Vous avez de la chance d'avoir Nicolas Sarkozy comme président", un dirigeant "très énergétique", a aussi déclaré, dans la langue de Molière, l'ancien locataire du 10 Downing Street (1997-2007).
"Aux États-Unis je serais démocrate, au Royaume-Uni je suis travailliste, en France je serais.... probablement au gouvernement", a-t-il fait remarquer, déclenchant les rires de la salle qui l'a applaudi debout.
Nicolas Sarkozy a quitté son siège pour le rejoindre sur scène et saluer le public, une main levée dans la sienne.
"Des socialistes comme ça, ils ont toute leur place au gouvernement", a plaisanté le chef de l'Etat.
Dans un discours aux accents plus polémiques que celui son hôte britannique, le président a refait l'éloge de l'ouverture et justifié son choix d'assister à ce Conseil national, une première dans les annales politiques.
"Je veux que la tolérance, l'ouverture et la main tendue soit la marque de fabrique de la droite et du centre français, le sectarisme et la fermeture la marque de fabrique de la gauche française", a-t-il déclaré.
À deux mois des élections municipales et cantonales, le chef de l'État n'a fait aucune allusion à ces échéances, se contentant de demander le soutien de sa famille politique pour poursuivre le travail entamé il y a huit mois.
"J'AI BESOIN DE VOUS"
"Si je suis là, c'est que vous commenciez sérieusement à me manquer", a-t-il dit au début de son intervention, qu'il a conclue ainsi : "J'ai besoin de vous, de votre soutien, de votre amitié, de votre intelligence, de votre engagement, de votre ouverture et de votre capacité de rassemblement parce qu'ensemble nous sommes en train de mettre en oeuvre un train de réformes qui n'avait plus existé dans notre pays depuis 1958".
Plus tôt dans la matinée, François Fillon avait nourri l'idée d'une politisation des scrutins du printemps, qui s'annoncent comme un test pour l'équipe au pouvoir.
"Je serai à vos côtés pour mener la bataille des municipales", a dit le Premier ministre.
"J'y serai, avec le gouvernement, non pas pour détourner ce scrutin de son évidente dimension locale, mais pour rappeler que ce qui se fait pour la France n'est pas dissociable de ce qui peut se faire dans nos communes", a ajouté le chef du gouvernement, dont la plupart des membres étaient présents au Palais des sports.
Sans apporter directement son soutien à Tony Blair, pressenti pour le poste, Nicolas Sarkozy a plaidé pour un "choix par le haut" du futur président de l'Union européenne qui sera élu pour deux ans et demi, conformément au traité de Lisbonne.
"Je souhaite qu'on fasse un choix par le haut et pas le choix du plus petit compromis", a dit Nicolas Sarkozy, qui a émis le souhait d'être "le dernier" à présider l'UE selon la formule actuelle, tournante, au deuxième semestre 2008.
Les participants au Conseil national ont approuvé à 86% la liste des candidats investis ou soutenus par leur camp dans 281 villes - celles de plus de 30.000 habitants et les chefs-lieux de département.
Y figurent 20 membres du Nouveau Centre, cinq candidats de la Gauche moderne du secrétaire d'État à la Francophonie, Jean-Marie Bockel, et quelques membres du Mouvement démocrate.
Lors d'un second vote, le Conseil national a adopté à 92% une Charte nationale en dix points, où les candidats s'engagent notamment à "gérer la commune de manière irréprochable" et à ne pas augmenter les impôts locaux.
Elizabeth Pineau
19:25 Publié dans Actualité Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, ump, saint médard en jalles, municipales
Conseil National de l'UMP...
"Aux Etats-Unis, je serais démocrate. Au Royaume Uni, je suis travailliste. En France, je serais... probablement au gouvernement !". Rires et applaudissements des 2.000 à 3.000 participants. Des petites phrases à l'humour très british, ponctuées de piques politiques, le tout dans un français parfait : Tony Blair, invité aux côtés de Nicolas Sarkozy au Conseil national de l'UMP samedi à Paris, fut sans conteste la vedette du jour. Mais trêve de plaisanterie : "Non je plaisante, je serais au Parti socialiste, aux côtés de ceux qui ont à coeur de le transformer", reprend l'ex-Premier ministre britannique.
Mais la phrase n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd : le président français a aussitôt répondu que Tony Blair "est intelligent, il est courageux, c'est un ami, il a modernisé un pays ami comme le Royaume-Uni, il est fidèle. Alors bien sûr il est socialiste, mais un socialiste comme ça, il a toute sa place au gouvernement français (...) Je veux que l'ouverture soit la marque de fabrique de la droite française".
Sarkozy "énergétique"
L'homme du New Labour (parti travailliste rénové) s'exprimait pour la première fois devant les instances dirigeantes d'un parti, en l'occurrence l'UMP, le parti de son "ami Nicolas" (Sarkozy) qu'il fut le premier à féliciter après son élection en mai dernier. Un ami qu'il a qualifié d'"énergétique dans tous les domaines", en évoquant une conversation avec un "autre leader dont je tairai le nom". Alors que ce leader demandait à Tony Blair "Sarkozy, il est très tonique, non?", le Britannique dit avoir répondu : "Non, je ne l'avais pas remarqué..." Rires encore dans la salle. Plus sérieusement, "l'énergie, la volonté de procéder aux changements nécessaires pour survivre dans un monde de changement est la clé", a-t-il conclu.
Tony Blair a aussi évoqué, sur un ton plus conventionnel, "l'ordre du jour d'une nouvelle gouvernance" : "Education, et non pas réglementation", "Etat-providence actif et non passif", "équilibre travail/vie privée, nouvelle frontière de l'Etat-providence", et "syndicats partenaires du changement et non de la résistance".
| L'UMP lance sa campagne pour les municipales |
| Lors de ce Conseil national de l'UMP, la majorité a lancé sa campagne pour les municipales. Ce scrutin sera "un premier test pour la majorité" et pour "son action", a assuré le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé. "Ce n'est pas parce que les enjeux sont locaux qu'il n'existe pas une réalité nationale", a pour sa part jugé le Premier ministre, François Fillon. Cette "nationalisation" du scrutin divise les rangs de la majorité. Jean-Pierre Raffarin a ainsi mis en garde vendredi contre une "politique locale" qui "ne soit pas systématiquement un enjeu national". "Sinon on mobilise surtout le camp adverse", a-t-il jugé. |
19:19 Publié dans Actualité Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, ump, saint médard en jalles, municipales
08.01.2008
Points majeurs de la conférence de presse du président Nicolas SARKOZY...
Nicolas Sarkozy a estimé mardi que l'urgence était "partout" et assuré qu'il voulait, avec le gouvernement, "répondre à cette urgence" mais "dans la longue durée" et dans le cadre d'un "projet de civilisation", reprenant dans une déclaration liminaire ce thème qu'il avait évoqué lors de ses voeux du 31 décembre, ce qui lui avait attiré des réactions perplexes. Affirmant qu'il ne s'agissait pas "d'une formule de circonstance, mais d'une conviction profonde, d'un engagement fort", il a fait de ce thème, ("la politique de civilisation est la politique qui est nécessaire quand il faut reconstruire des repères") l'axe de toute son intervention et de toutes ses annonces.
SOCIÉTÉ FRANÇAISE
- Constitution et évolution sociale
"Je souhaite que le préambule de notre Constitution soit complété pour garantir l'égalité de l'homme et de la femme, pour assurer le respect de la diversité et ses moyens, pour rendre possible de véritables politiques d'intégration, pour répondre au défi de la bioéthique".
- Immigration, quotas et droit des étrangers
"J'ai demandé (au ministre de l'Immigration) Brice Hortefeux (...) d'aller jusqu'au bout d'une politique fondée sur des quotas. Cela fait trop longtemps qu'on en parle. Tout le monde sait que c'est la seule solution. Eh bien il faut franchir le pas, et arrêter de vouloir protéger les uns, ne pas choquer les autres. Avec cela, on n'a que des problèmes". Le président a dit souhaiter "une juridiction qui s'occupe du droit des étrangers", alors qu'à l'heure actuelle le droit dans ce domaine relève de tribunaux ordinaires, non spécialisés, administratifs ou judiciaires, contrairement à d'autres domaines, comme le droit du travail, qui est appliqué par des juridictions spécialisées.
ÉCONOMIE
- 35 heures
A une journaliste qui lui demandait s'il souhaitait que 2008 marque la fin des 35 heures, Nicolas Sarkozy a très laconiquement répondu : "Pour dire les choses comme je les pense, oui".
- Pouvoir d'achat
"S'agissant du pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides? Qu'il faut que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordres ? Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde, d'autant plus absurde que j'étais le seul à en parler".
- "La France n'est pas en état de faillite"
"François avait eu l'occasion de revenir sur ce terme en disant que ce n'était pas son idée de départ. D'ailleurs un pays qui a 15% d'épargne par rapport à son PIB n'est pas en état de faillite", a souligné le chef de l'Etat, interrogé sur une expression employée par son Premier ministre François Fillon en septembre dernier. "Mais ce qui est vrai et il a eu raison, c'est qu'un pays qui présente depuis 26 ans des budgets en faillite ça pose problème".
- Indicateurs économiques
Nicolas Sarkozy a dit vouloir modifier les instruments de mesure de la croissance française, pour "prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité". Selon lui, "nous ne pouvons pas espérer changer nos comportements et nos façons de pensée si nos critères de la richesse restent les mêmes". Une tâche de redéfinition des critères qui sera confiée à deux Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et Matias Sen.
- Vie de l'entreprise
Nicolas Sarkozy a souhaité que la participation et l'intéressement puissent s'étendre à toutes les entreprises, y compris celles qui comptent moins de 50 salariés. "Il n'est pas acceptable qu'une entreprise qui fait beaucoup de bénéfices ne récompense pas ses salariés. On en a parlé en 2007, nous le ferons en 2008 (....), je ne suis prisonnier d'aucun lobby", a-t-il dit. "Un doublement ou un triplement de la réserve de participation ne me choquerait pas".
- Entreprises et fonds spéculatifs
"Face à la montée en puissance des fonds spéculatifs extrêmement agressifs et des fonds souverains qui n'obéissent à aucune logique économique", la France assume "le choix politique, stratégique de protéger ses entreprises, de leur donner les moyens de se défendre et de se développer", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Et bien, la Caisse des dépôts, nous allons en faire un instrument de cette politique de défense et de promotion des intérêts économiques primordiaux de la Nation".
- Médias
"Je souhaite que le cahier des charges de la télévision publique soit revu profondément et que l'on réfléchisse à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques, qui prourait être financée par une taxe sur les recettes publicitaires accrue des chaînes privées et une taxe infinitésimale sur les chiffres d'affaires des nouveaux moyens de communication comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile". Nicolas Sarkozy a par ailleurs estimé que "le premier problème" de la presse française était celui de la distribution de la presse écrite et assuré que "le gouvernement est prêt à engager une concertation" avec la presse "pour se donner les moyens d'avoir une presse distribuée".
- FMI et Banque mondiale
Nicolas Sarkozy a demandé que soient repensées les missions du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. "On ne peut pas considérer qu'on va régler les grandes questions de la planète sans demander leur avis à un seul pays africain (...), à un seul pays sud-américain. La France sera l'avocate de ces pays pour demander une organisation qui corresponde au monde d'aujourd'hui et pas au monde d'hier".
ÉDUCATION, SANTÉ
- Hôpitaux
"Malgré le dévouement et la compétence des médecins et des équipes para-médicales, l'hôpital est en déshérence et les 35 heures lui ont porté le coup de grâce", a estimé le chef de l'Etat. "On va en 2008, a-t-il affirmé, changer la gouvernance de l'hôpital de fond en comble parce que l'hôpital n'est plus gouverné, parce que dans l'hôpital aujourd'hui chacun a suffisamment de pouvoirs pour dire non et personne n'a du pouvoir pour dire oui".
- Universités
Nicolas Sarkozy a annoncé mardi le lancement en 2008 de dix "projets de rénovation universitaire" pour lutter contre le "délabrement" des universités françaises. Il a en outre appelé de ses voeux une "politique de civilisation 2008" qui s'exprimerait "dans une politique de la jeunesse", car selon lui, "notre société ne fait pas à sa jeunesse la place qui doit lui revenir, ne lui donne pas les moyens de son autonomie, de son intégration".
- Ecole primaire
"Nous donnerons la priorité à l'école primaire que l'on a trop longtemps délaissée sans voir que son affaiblissement était la cause principale des difficultés croissantes du collège", a expliqué le chef de l'Etat. "Cette politique prendra du temps, du temps pour être mise ne oeuvre, du temps pour produire ses effets mais le rapport de nos enfants à la culture, au savoir, à la pensée est ce qu'il y a de plus essentiel pour l'avenir".
ENVIRONNEMENT
- OGM
"Si la haute autorité sur les OGM, qui se prononce demain, soulève des doutes sérieux sur les OGM actuellement cultivés en France, je suis disposé à recourir à la clause de sauvegarde, jusqu'à ce que la Commission européenne tranche le problème".
- Politique de l'environnement
Nicolas Sarkozy a assuré que le Grenelle de l'environnement serait "respecté scrupuleusement".
- Chantier du "Grand Paris"
A deux mois des élections municipales, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il entendait s'impliquer personnellement dans le chantier du "Grand Paris". Selon lui, "la situation de l'agglomération parisienne est devenue inacceptable (...) Paris doit retrouver sa vitalité, son rayonnement". Il a estimé que la réflexion sur le Grand Paris, c'est-à-dire la capitale et sa proche banlieue qui constituent l'agglomération parsisienne, devait être engagée non sous l'angle des institutions et de la gouvernance mais de l'urbanisme, de l'architecture, "de la sociabilité, de la convivialité, de la qualité de vie, de la place de l'homme dans la ville".
POLITIQUE INTERNATIONALE
- Nations unies
La France "se fera l'avocate" de l'Allemagne, du Japon, du Brésil, de l'Inde et d'un pays africain pour qu'ils deviennent membres permanents du Conseil de sécurité dans le cadre de la réforme de l'ONU, a réaffirmé mardi Nicolas Sarkozy.
- Elections en Russie
Nicolas Sarkozy s'est de nouveau justifié d'avoir félicité son homologue Vladimir Poutine après les élections législatives en Russie. "Quelle étrange conception de la politique internationale que celle qui consiste à reprocher à quelqu'un son élection, et le lendemain à demander à cette même personne (...) de vous aider à régler la crise de l'Iran, de vous aider à régler la crise du Darfour, de vous aider à apaiser les tensions dans le monde", s'est exclamé le chef de l'Etat.
- Nucléaire civil
Nicolas Sarkozy a de nouveau défendu mardi l'accès des pays arabes au nucléaire civil. "Il faut aider ces pays sur la voie du développement et leur ouvrir l'accès au nucléaire civil. J'ajoute que s'ils ont la sagesse de faire le choix de la technologie française, c'est encore mieux. Il vaut mieux que ce soit la technologie française qu'une autre technologie".
VIE PERSONNELLE ET POLITIQUE
- Relation avec Carla Bruni
Nicolas Sarkozy a indiqué qu'avec Carla Bruni "c'est du sérieux", lançant aux journalistes, à propos d'un mariage éventuel, qu'il "y a de fortes chances pour que vous l'appreniez quand ce sera déjà fait".
- Prêt de l'avion de Vincent Bolloré
Le chef de l'Etat a justifié son utilisation controversée d'un jet appartenant à l'homme d'affaires Vincent Bolloré lors d'un séjour privé en Egypte fin décembre, affirmant que cela n'avait "pas coûté un centime au contribuable français".
- Avenir politique
Nicolas Sarkozy a assuré "s'interdire d'imaginer même la perspective d'un second quinquennat", affirmant qu'il ambitionnait avant tout "d'agir" et de "changer le pays", voulant déployer son énergie, non pour "durer", mais pour réformer. (LCI)
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