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03.10.2006

SOGERMA... Danger

medium_A3513.jpgL’Aquitaine attend des « précisions »  du président d’EADS, Louis Gallois, concernant les engagements de son groupe dans le dossier Sogerma.

De fait,  la Région essaie de pousser l’émergence d’une filière composite avec notamment la création d’un centre de prototypage de produits composites, (mise au  point de pièces de structures, tests et réalisation de petites séries). Un projet de 80M€. L’objectif étant d’essayer  d’atténuer les coups portés au site girondin de Sogerma. Le plan de sauvetage prévoit le maintien de 500 salariés sur le site que reprend le groupe TAT.  L’affaire semblait donc entendue. La Région avait travaillé avec des équipes d’EADS sur le projet de ce centre de prototypage.

« Nous avions l’accord de tous ».

Sauf qu’Airbus, aux dernières  nouvelles, serait en train de « jouer  la partition  de son coté ». En clair, il aurait un projet  identique à Nantes.

« Cette mise en concurrence des territoires est très désagréable », peste la Région Aquitaine qui conseille à Louis Gallois de « mettre de l’ordre dans sa maison ».

Du coté des salariés de Sogerma, le moral est en berne. « Nous n’avons ni calendrier précis, ni informations sur les projets de TAT. Du coup des opérateurs très qualifiés et des cadres quittent l’entreprise pour aller chez Airbus ou chez Eurocopter. C’est un véritable exode », confie l’un d’entre eux. 

Le plan social qui devait démarrer le 14 septembre a  du retard à l’allumage. Un retard du au « calibrage » qu’effectue TAT en positionnant les métiers et les profils de salariés repris.