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24.01.2007

Ségolène : Danger...

Ségolène partage avec les Québécois les valeurs de souveraineté et de liberté. Mais aurait-elle oublié que ce sont les Québécois qui ont à deux reprises refusé par référendum de se séparer du Canada ? Oserait-elle remettre en question la liberté d’expression des peuples ? Si son idée de la démocratie participative est d’imposer la "liberté" aux peuples, que va-t-elle inventer pour les Français ?

Si elle venait à étre élue, de bourdes diplomatiques en bourdes diplomatiques, on est assuré d’avoir la troisiéme guerre mondiale !

 

EXTRAIT PRESSE CANADA

Le 23 janvier 2007 - 13:42
Ségolène Royal mécontente le Canada en évoquant la "souveraineté du Québec"
 

Ségolène Royal s'est efforcée mardi de minimiser la portée de ses propos sur "la souveraineté et la liberté du Québec", alors que le Canada faisait part de son mécontentement et que les sarkozystes s'en donnaient à coeur joie: "à la fin de la campagne elle se sera mis à dos la moitié de la planète", a ironisé Christian Estrosi.

A l'issue d'un entretien avec le chef du Parti québécois (PQ, souverainiste) André Boisclair, au siège du Parti socialiste à Paris, Ségolène Royal avait expliqué lundi que ses "affinités" avec la province francophone étaient "conformes aux valeurs qui nous sont communes, c'est-à-dire la souveraineté et la liberté du Québec".

Une petite phrase qui a fait bondir au Canada. "L'expérience enseigne qu'il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays", a lâché le premier ministre canadien, le conservateur Stephen Harper. "Nous nous attendons à ce que le prochain président comprenne l'histoire que nous partageons et le respect qu'un tel partenariat important exige à l'égard du Canada et de la population canadienne."

"On ne s'ingère pas dans les affaires d'un pays ami, on ne souhaite pas le démantèlement d'un pays ami", a renchéri le chef libéral Stéphane Dion.

Invitée d'Europe-1 mardi matin, la candidate socialiste s'est efforcée de corriger le tir, assurant n'avoir "fait preuve ni d'ingérence ni d'indifférence". Elle reprenait ainsi mot pour mot l'expression consacrée pour définir la position française concernant le Québec, et qui permet à Paris, depuis que le général de Gaulle avait lancé son fameux "vive le Québec libre" en 1967, de réaffirmer son attachement à la province francophone tout en ménageant Ottawa.

"Ce que j'ai dit et que je confirme c'est que, comme dans toute démocratie, le peuple qui vote est souverain et libre: les Québécois décideront librement de leur destin le moment venu s'ils en sont saisis", a expliqué Mme Royal. "Ce n'est pas à la France de dicter ni aux Québécois ni aux Canadiens ce qu'ils doivent faire, mais les principes de souveraineté et de liberté ne me paraissent absolument pas contestables."

"Je ne vois pas quel problème il y a à exprimer de la sympathie pour un mouvement, une situation, un idéal, un projet clairement formulé", a réagi mardi la députée Christiane Taubira. "On ne va pas en faire un incident diplomatique majeur et éternel."

Le Premier secrétaire du PS François Hollande est également venu à la rescousse de la candidate, suggérant aux Canadiens de ne pas se mêler de la campagne française. "On demande 'pas d'ingérence' -c'est normal- pour le Canada, donc 'pas d'ingérence' non plus pour la France."

Pour Jack Lang, la réaction canadienne "prouve (...) que Ségolène Royal ne laisse pas indifférent et qu'elle bénéficie d'une aura internationale assez forte". Il a également rappelé que le premier ministre canadien était "libéral", donc "en opposition avec la personnalité que nous avons reçue (...) Cela fait donc aussi partie de la politique intérieure canadienne".

Pour le président d'honneur du MRC Jean-Pierre Chevènement, "Ségolène Royal n'a rien fait d'autre que rappeler ce qu'avaient dit le général de Gaulle, Jacques Chirac, Philippe Seguin, Alain Juppé et beaucoup d'autres".

La droite, en revanche, dénonçait une nouvelle "bourde" diplomatique. "Quand on veut parler de politique étrangère, on ne doit pas avoir comme seule référence le Guide du Routard", a lâché sur Europe-1 le ministre sarkozyste Christian Estrosi. "Mme Royal emprunte une fois de plus le costume de Gaston Lagaffe."

Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, qui a lui-même parfois tenu des propos maladroits, a rappelé "les valeurs de la France", de "respect des souverainetés nationales", "à ceux qui par légèreté pourraient être amenés à les oublier. Parce qu'à force de légèreté, on peut faire beaucoup de dégâts, en particulier sur le plan national".

"Tous les matins, je me réveille et j'allume la radio et je me demande quelle est la nouvelle bourde que Ségolène Royal me réserve", a ironisé le député UMP Dominique Paillé, quand l'UDF François Sauvadet s'inquiétait: "il y a beaucoup de légèreté. Tout ça devient inquiétant pour quelqu'un qui aspire à des responsabilités".

Ces dernières semaines, les incursions de Ségolène Royal sur le terrain diplomatique lui avaient déjà valu quelques volées de critiques, notamment pour avoir évoqué la rapidité de la justice chinoise. Après son plaidoyer pour l'interdiction de tout programme nucléaire -même civil- à l'Iran, sa visite au Proche-Orient avait également déclenché quelques remous. La candidate socialiste avait notamment été attaquée pour ne pas avoir protesté quand un député du Hezbollah avait comparé au nazisme l'occupation passée d'une partie du Liban par Israël, propos qu'elle affirme ne pas avoir entendus.

Commentaires

Au début, on pouvait penser qu'elle le faisait pour faire parler d'elle, maintenant c'est, un peu n'exagerons rien, l'image de la France qui en souffre, cette femme est dangereuse.

Ecrit par : bouba | 24.01.2007