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18.02.2007
Avec Ségolène Royal, l'électoralisme et la démagogie n'ont pas de prix... même pas celui de la sécurité de la France !
« Les moyens, nous les trouverons car quand j’entends le candidat de l'UMP demander la construction d'un deuxième porte-avions, je n'y suis pas favorable » s’est exclamé la candidate socialiste. « Si la nation est capable de dégager le coût d'un deuxième porte-avions, j'en fais ici le serment, cette marge de manoeuvre supplémentaire, cette valeur là, n'ira pas à la Défense nationale mais ira à l'Education nationale », a-t-elle expliqué sous les applaudissements.
C’est la première fois que Ségolène Royal se prononce aussi explicitement sur un grand programme de défense depuis son cafouillage sur le nombre de sous-marins nucléaires que possède la France.
Dans ses « 100 propositions » divulguées le week-end dernier, Ségolène Royal aborde les questions militaire au 93ème point : « Doter notre défense nationale de moyens à la hauteur des risques nouveaux. Notre capacité de dissuasion nucléaire doit être préservée ».
En visite à La Réunion, Nicolas Sarkozy a réagi vendredi matin au propos de sa rivale. « C'est quand même une idée curieuse de dire aux Français: il va falloir choisir, soit vous éduquez vos enfants, soit vous assurez leur sécurité! S'il y a des choix d'économie à faire, je les ferai sur bien autre chose »
Nicolas Sarkozy n’est pourtant pas un farouche partisan de la construction d’un second porte-avions, même s’il vient de mettre de l’eau dans son vin. Lors de son déplacement à Toulon, le 7 février dernier, où il a visité le Charles de Gaulle, le candidat de l’UMP avait déclaré ; « Si je suis élu président de la République, je donnerai à nos armées les moyens dont elles ont besoin et le deuxième porte-avions fait partie de ses moyens ».
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Le projet actuel de deuxième porte-avions (PA2) est déjà une collaboration avec les Britanniques, qui eux souhaitent en acquérir deux. Une coopération très difficile, comme l’a reconnu implicitement, mardi, la ministre de la défense qui a dénoncé « une certaine mauvaise volonté des industriels français et surtout britanniques ».
Les partisans d’un second porte-avions le justifie par la nécessité d’assurer une « permanence opérationnelle à la mer ». En effet, les bateaux doivent régulièrement être immobilisés pour les entretenir. Ainsi, le Charles-de-Gaulle restera dix-huit mois à quai à Toulon à partir de l’été 2007, notamment pour des interventions sur ces chaudières nucléaires. Durant toute cette période, la France sera donc privée de cet outil politique de gestion des crises. (Extraits Reuters)
20:35 Publié dans Fédérations Professionelles AED - DISSUASION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2007, sarkozy


