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03.01.2008

Qui a dit que les financiers n'avaient pas le sens de l'humour...

f54a314ee52cda6ba2de9d6b605a3d08.jpgLes cours du brut ont dépassé jeudi pour la première fois de leur histoire le seuil des 100 dollars le baril à New York, après l'annonce d'une forte diminution des réserves pétrolières aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'énergie.

L'étonnant record de mercredi s'explique, non par les fondamentaux du marché, mais par la volonté d'un opérateur indépendant de passer à la postérité, expliquaient des intervenants sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Richard Arens, un "local" dans le jargon financier (il travaille pour son propre cabinet, ABS), a offert la somme de 100.000 dollars pour un lot de 1.000 barils, le volume minimum qu'on puisse acheter sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Il l'a ensuite immédiatement revendu à un autre indépendant, en perdant 600 dollars dans l'opération, selon M. Halff.

"C'était juste pour la forme, il voulait être le premier au monde à acheter du pétrole à 100 dollars le baril", a commenté l'analyste.

Outre ces spéculations, les cours de l'or noir sont aussi poussés par une conjonction de facteurs, parmi lesquels une demande forte, un dollar faible et des tensions dans des zones stratégiques pour les marchés pétroliers.

Les tensions géopolitiques, montées d'un cran depuis l'assassinat de l'ex-Premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto, se sont encore accrues avec un regain de violences au Nigeria --premier producteur de pétrole africain--