05.05.2008
En politique, il est parfois agréable d'avoir raison trop tôt...
SUD-OUEST Samedi 3 mai : Le fragile équilibre de la communauté urbaine de Bordeaux est-il menacé à cause d'une querelle municipale au Bouscat ? Voilà une question que personne n'aurait poser le 9 mars, quand la liste du maire sortant Patrick Bobet, composée de 24 colistiers UMP et 5 Modem, a été élue avec 65,5% des voix. Et poutant, en faisant démissionner les quatres élus bouscatais à la CUB (dont lui-même) le 17 avril dernier, provoquant de nouvelles élections au conseil municipal du Bouscat luni prochain (5 mai), Patrick Bobet a déclenché un pataquès qui dépasse largement le cadre de son opulente petite cité. Cette décision pose en effet la question des relations entre le parti d'Alain Juppé (UMP?) et celui de son adjoint Modem Didier Cazabonne. Comme le dit Joan Taris, le délégué du mouvement "certains à l'UMP n'ont pas compris que le cordon ombilical est coupé depuis la présidentielle".
Autonomie contestée. L'homme qui provoque ce débat s'ppelle Bruno Asseray. Ce chef d'entreprise de 47 ans, leader du Modem sur le Bouscat, devait intégrer Communauté d'Avenir qui réunit à la CUB la droite et le centre. Il est partisan d'un groupe centriste autonome dans l'assemblée communautaure, comme 4 autres des 14 élus bayrouistes de la CUB (les Bordelais Véronique Fayet, Ludovic Bousquet et Fabien Robert, ainsi que le Saint Médardais Jacques Mangon). Ce parti pris d'autonomie, alain Juppé, aux dernières nouvelles, ne l'a pas reproché à ses colistiers qui ont contribué à sa large réélection. En revanche, Patrick Bobet ne l'a pas admis de la part de Bruno Asseray. Le maire du Bouscat y a vu un manquement au contrat municipal. D'où un clash d'agglomération qu'Alain Juppé, s'il ne l'a pas souhaité, n'a pas vu non plus venir.
Signal d'alarme. La décision d'écarter M. Asseray a provoqué, dans la collectivité agitée du Modem, un élan unitaire inédit. "Nous sommes l'objet collectivement d'une agression et nous réagissons collectivement3 explique Joan Taris, pourtant défavorable à un groupe autonome à l'origine. Duand à didier Cazabonne, qui persiste à voir dans ce conflit une affaire personnelle, il se trouve maintenant dans une position délicate face à ses troupes, convaincues au contraire "d'un règlement de compte politique (Véronique Fayet). Sentant le vent mauvais, il se dit désormais prêt à revoir son opposition à un groupe Modem à la CUB, à condition que Bruno Asseray rentre dans le rang. L'affaire devient Clochemerlesque quand Didier Cazabonne propose à une élue du Bouscat, sa belle soeur Christiane, ex-UDF mais pas inscrite au Modem, de suppléer Mr Asseray à la CUB en cas de blocage. Elle hésite et on la comprend....
Déjà, Joan Taris tire la sonnette d'alarme: "on joue avec des allumettes dans une station-service; car si le Modem est rejeté dans l'opposition avec les socialistes au Bouscat, les électeurs seront peut-être invités à revenir aux urnes, avec des conséquences encore inconnues au niveau communautaire". Bref, il y aura de l'ambiance ludi soir au conseil municipal bouscatais où le Modem arrivera sans doute en force...
00:01 Publié dans Coup de Gueule ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, ump, bouteyre, saint médard en jalles, municipales




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