03.02.2008

Interview du Ministre de la Défense Hervé MORIN...

427d346b6e2e5beae332847e53303756.jpgLe Figaro Magazine - Alors que le livre blanc sur la défense et la sécurité insiste sur les nouvelles menaces, est-il raisonnable de faire des économies sur le poste défense ?

Hervé Morin - Personne ne parle d'économies sur le volume global des crédits affectés à la défense et, d'ailleurs, il n'y en a pas dans le budget 2008. Aujourd'hui, le monde est probablement plus dangereux qu'il ne l'était il y a quinze ans. Nous devons considérer la menace terroriste, capable de frapper le coeur de nos cités ; le risque de prolifération nucléaire ; les conséquences du réchauffement climatique et les désordres qu'il amènera sur toutes les zones côtières, puisqu'on estime que cela entraînera le déplacement de plusieurs centaines de millions de personnes ; la course à l'énergie dans un contexte de raréfaction et de besoins toujours croissants, compte tenu de l'arrivée de 2,5 milliards supplémentaires d'habitants avec des fortes perspectives de croissance - la Chine, l'Inde, le Brésil, etc. De plus, il faut réapprendre à défendre nos richesses. Nous vivons dans un continent prospère, représentant 8 % de la population mondiale, 25 % de la production mondiale et une capacité de production agricole qui peut attiser beaucoup de convoitises. Tout cela ne peut pas nous conduire à baisser l'effort de défense. Toute la difficulté consiste à assumer de nouvelles missions, liées aux nouveaux risques, avec les moyens qui sont les nôtres, compte tenu de notre déficit budgétaire. Nous devons faire des économies sur l'organisation du ministère, et cela passe par l'interarmisation, la mutualisation des services, la réorganisation territoriale.

L'histoire montre qu'à chaque fois que la contrainte budgétaire ou les raisonnements comptables l'ont emporté sur les nécessités de défense, la facture à payer a été très lourde...

On ne sacrifiera jamais la sécurité nationale aux contraintes financières. Ne m'imaginez pas dans un tel rôle, ce serait insultant ! Si nous maintenons notre effort de défense, nous serons l'un des pays développés dans lequel il est le plus significatif, à peu près autant que la Grande-Bretagne et plus que l'Allemagne. L'effort qu'effectue la France - 37 milliards d'euros affectés à la mission défense - nous permet de rester l'une des principales puissances mondiales avec une capacité militaire globale. Cela donne à la France une force diplomatique considérable.

Le livre blanc prend acte que la France et l'Europe dépendront technologiquement des Etats-Unis. N'y a-t-il pas un risque à cela ?

Nous avons l'impératif absolu de maintenir une base industrielle et technologique française et européenne. Là, nous rencontrons une difficulté majeure, car dans cette affaire nous sommes très seuls : 70 % de la recherche communautaire sont effectués par la France et le Royaume-Uni, à 35 % chacun - et cette base industrielle et technologique, chacun l'a développée de façon très nationale. En France, l'effort de recherche et développement a baissé de 40 % depuis 1990 : vous imaginez les conséquences sur notre propre souveraineté... De plus, l'écart en R & D qui existe entre la France, l'Europe et les Etats-Unis risque de porter atteinte au fleuron industriel et technologique que représente l'industrie de défense.

Les militaires craignent de faire les frais du concept de sécurité nationale. Le livre blanc est-il de nature à les rassurer ?

Le concept de sécurité nationale consiste à considérer qu'il y a un continuum entre défense et sécurité intérieure, c'est une réalité d'aujourd'hui. Un exemple : la question du renseignement concerne à la fois la défense et la sécurité intérieure, il est donc logique que nous abordions la totalité de la problématique.

Il est, à ce propos, envisagé d'affecter aux armées une nouvelle fonction : « connaissance et anticipation ». Etions-nous faibles en matière de renseignement ?

Non, mais dans un monde instable, où des crises peuvent survenir à tout moment, la France doit pouvoir connaître en permanence ce qui se passe sur la surface de la planète, afin d'anticiper un certain nombre de décisions, qu'elles soient politiques ou militaires. Grâce à l'observation satellitaire, grâce aussi au renseignement humain, à une coordination du renseignement entre les démocraties, à l'échelle européenne et mondiale.

L'une des grandes craintes qui traverse le corps militaire est de perdre la capacité de projection de forces à l'extérieur. Quelle sera la doctrine du livre blanc sur ce point ?

La France est passée du tout nucléaire au tout projection, avec une conséquence qui a été la professionnalisation des armées. Aujourd'hui, il nous faut conserver une capacité de projection - c'est-à-dire d'intervention - importante, parce qu'il y va de la crédibilité de notre politique étrangère, de la sécurité de nos ressortissants, de nos intérêts stratégiques, de la défense de nos voies d'approvisionnement. Il faut cependant la mettre en adéquation avec nos nouveaux besoins, comme celui de la connaissance et de l'anticipation. On a une nouvelle articulation à trouver entre le renseignement, l'anticipation, la connaissance, la projection, en sachant que tout cela s'effectue avec la contrainte financière que représente le maintien de notre dissuasion, soit 20 à 25 % de l'effort d'équipement.

Nous avons les moyens de faire des projections légères, d'autres plus lourdes. Que prévoit le livre blanc ?

Il y a la projection de puissance liée à des opérations militaires majeures, comme l'Afghanistan, et des projections qui sont des opérations de stabilisation, où la présence sur le terrain suffit à apporter la stabilité nécessaire, par exemple au Tchad ou en Centrafrique. Nous pourrions réfléchir, même si ce n'est pas facile, à une adaptation de nos équipements pour ces deux types de mission.

Justement, quels sont les projets d'équipement avalisés par le livre blanc ?

Il faut attendre les arbitrages du président de la République sur les conclusions définitives du livre blanc. A la lecture du rapport d'étape, l'effort de dissuasion sera vraisemblablement maintenu et les équipements nécessaires au renseignement bénéficieront d'un fort soutien.

Le président de la République et vous-même avez dit que l'armée n'a pas vocation à faire de l'aménagement du territoire. Il n'en reste pas moins que la révision générale des politiques publiques (RGPP) devrait impliquer une nouvelle cartographie des implantations de la défense. Après la carte judiciaire de Rachida Dati, la carte militaire d'Hervé Morin ?

Il faut d'abord que le livre blanc soit rendu public, que nous rendions les arbitrages sur les crédits affectés à la défense, que nous décidions des scénarios de crise que nous privilégions, et que nous déterminions les équipements et les régiments dont nous avons besoin pour remplir les missions que l'on a affectées aux armées. La réorganisation du ministère est nécessaire. Le chef d'état-major des armées a été mandaté pour faire en sorte que la réflexion capacitaire ne se fasse pas en fonction des armées - terre, mer et air -, mais en fonction des besoins de notre défense. Nous devrons également adapter le soutien et l'administration générale. On peut avec cela espérer gagner entre 1 et 1,5 milliard d'euros par an, qui sont autant de marges de manoeuvre pour l'amélioration des conditions du personnel et l'équipement des forces. Par exemple, il faut qu'un hélicoptère Puma de l'armée de terre puisse être réparé par un mécanicien de l'armée de l'air, ce qui n'est pas le cas actuellement. Tout cela conduira à des réorganisations territoriales. Il faudra, par exemple, que l'on rapproche les régiments des camps d'entraînement ou d'une base aérienne d'où ils peuvent être projetés. C'est nécessaire. Toutes les réorganisations territoriales feront l'objet de mesures d'accompagnement en concertation avec les élus locaux.

On dit que cela pourrait représenter une réduction d'effectifs comprise entre 35 000 et 50 000 personnes...

L'objectif qu'a fixé le gouvernement, c'est le non-remplacement d'un agent de l'Etat sur deux partant à la retraite. Cela devrait concerner 30 000 personnes sur une durée de cinq ans. A mon poste, je dois penser deux fois à l'avenir de nos enfants : une première fois en ne cédant rien sur notre sécurité nationale et notre capacité planétaire ; une seconde fois en contribuant à l'effort de restaurer nos finances publiques. Pour un peuple, il y a deux manières de perdre sa souveraineté : le désarmement et le surendettement !

04.01.2008

Le président Nicolas SARKOZY esquisse le nouveau visage de la Défense de la France...

dc8a16aef07e13b53defdd4fa1ec0342.jpgSans attendre les conclusions du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale, Nicolas Sarkozy a saisi jeudi l'occasion d'un "point d'étape" de la commission chargée de son élaboration pour esquisser le nouveau visage de la défense.

Celui-ci conjuguera, comme le laissait déjà présumer l'intitulé même du Livre blanc et de cette commission, les deux dimensions de la défense et de la sécurité nationale, idée chère au président de la République, ancien ministre de l'Intérieur.

Cette approche avait été mise en évidence par les attentats du 11 septembre 2001 qui mêlaient enjeux nationaux et internationaux, civils et militaires.

Première décision et traduction concrète de cette convergence: la création d'un nouveau Conseil de défense et de sécurité nationale, deux fonctions assurée jusqu'ici par des institutions distinctes auprès du président.

"Le périmètre du nouveau conseil, élargi à la sécurité par rapport aux actuels Conseils de défense actuels, est lié à la réforme constitutionnelle à venir", précise-t-on de source proche du dossier.

Ce nouveau conseil s'appuiera lui-même sur "un Conseil consultatif dont les membres seront nommés par le chef de l'Etat", a précisé l'Elysée. Il s'agira d'experts choisis en dehors du cercle habituel des décideurs de la défense.

Le candidat Sarkozy envisageait en mars 2007 un ambitieux Conseil national de sécurité à l'américaine. Mais la solution finalement retenue sera "plus conforme à notre Constitution et à notre pratique", fait-on valoir.

Avant d'annoncer ces nouvelles orientations, M. Sarkozy a reçu jeudi le président de la Commission du Livre blanc, Jean-Claude Mallet, pour un "point d'étape" de ses travaux.

La publication du Livre blanc lui-même, prévue dans un premier temps début mars, est désormais annoncée pour le "début du printemps 2008", après les élections municipales.

La présidence a par ailleurs souligné que le nouveau Livre blanc, après celui de 1994 qui tirait "les enseignements de la fin de la guerre froide", sera "celui de la mondialisation".

Dès à présent, ajoute l'Elysée, M. Sarkozy a également "validé" une nouvelle "organisation de la sécurité nationale".

Celle-ci ajoute aux quatre grandes fonctions stratégiques communément admises (dissuasion, protection, prévention, intervention), celle de la "connaissance et de l'anticipation, incluant le renseignement".

De nouveau aussi, l'Elysée confirme la volonté du président "de rechercher à renforcer les politiques de l'Union européenne (...) et en même temps à rénover le lien transatlantique", avec l'Otan, considérant "ces deux objectifs comme complémentaires d'une même politique de sécurité et de défense".

Autre innovation: la Commission du Livre blanc qui comptait déjà pour la première fois dans l'histoire de ces documents, quatre parlementaires parmi ses membres, présentera sa copie "devant les commissions compétentes des deux assemblées, avant que le chef de l'Etat n'arrête définitivement ses choix".

De plus, "une fois le texte arrêté, les orientations principales seront exposées aux assemblées par le Premier Ministre".

"Il s'agit d'aller au bout de la logique du renforcement du rôle du Parlement", fait-on valoir.

Outre le Premier ministre François Fillon, quatre ministres assistaient à la présentation du "point d'étape" de la Commission: Hervé Morin (défense), Bernard Kouchner (affaires étrangères), Michèle Alliot-Marie (intérieur) et Eric Woerth (budget).

(20 minutes)

23.12.2007

Serge Vinçon, ami de la Fédération UMP Air Espace et Défense, nous a quitté...

84325cb05c7b34c2f1851884c9fe411f.jpgDans le cadre de la Fédétion Pofessionnelle AIR, ESPACE et DEFENSE de l'UMP, nous avions un complice au Sénat, c'était Serge...

Passionné des question de  Défense, il était attentif aux messages que nous lui délivrions.

L'industrie de Défense était une de ses péoccupations.

Sénateur UMP, Serge était président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat et maire de Saint-Amand-Montrond (Cher).

Il était également membre, depuis janvier 2003, de la Commission consultative du secret de la défense nationale au titre des parlementaires de la majorité.

Nicolas Sarkozy lui a rendu hommage dans un communiqué, évoquant un "homme de lettres" et "un observateur brillant des évolutions géopolitiques de notre temps" qui "laissera le souvenir d'un sénateur qui incarnait toutes les qualités de dialogue et de compromis que cette Haute Assemblée requiert".

François Fillon a de son côté salué sa "droiture" et son "sens de l'intérêt général". "Homme de caractère et de conviction, esprit indépendant, il a partagé (mes) combats politiques au service d'une certaine idée de la France", a déclaré le Premier ministre dans un communiqué.

C'était "un défenseur vigilant de nos forces armées et un grand artisan de la diplomatie parlementaire", a estimé le président du Sénat Christian Poncelet, qui perd un "ami sincère et fidèle".

Le ministre de la Défense Hervé Morin a salué un homme "passionné par les questions de défense", qui en est devenu l'un des "meilleurs spécialistes". M. Vinçon a rédigé de nombreux rapports sur les questions militaires, le dernier de juillet 2007 portant sur "les équipements militaires".

Salut Serge...

Nous allons continuer mais sans Toi...

18.02.2007

Avec Ségolène Royal, l'électoralisme et la démagogie n'ont pas de prix... même pas celui de la sécurité de la France !

medium_porte_avions.jpgL’école plutôt que la défense. Jeudi soir lors d’un meeting à Dunkerque (Nord), Ségolène Royal a entonné l’un des vieux refrains de la gauche pacifiste en se prononçant contre la construction d’un second porte-avions.

« Les moyens, nous les trouverons car quand j’entends le candidat de l'UMP demander la construction d'un deuxième porte-avions, je n'y suis pas favorable » s’est exclamé la candidate socialiste. « Si la nation est capable de dégager le coût d'un deuxième porte-avions, j'en fais ici le serment, cette marge de manoeuvre supplémentaire, cette valeur là, n'ira pas à la Défense nationale mais ira à l'Education nationale », a-t-elle expliqué  sous les applaudissements.

C’est la première fois que Ségolène Royal se prononce aussi explicitement sur un grand programme de défense depuis son cafouillage sur le nombre de sous-marins nucléaires que possède la France.

Dans ses « 100 propositions » divulguées le week-end dernier, Ségolène Royal aborde les questions militaire au 93ème point : « Doter notre défense nationale de moyens à la hauteur des risques nouveaux. Notre capacité de dissuasion nucléaire doit être préservée ».

En visite à La Réunion, Nicolas Sarkozy a réagi vendredi matin au propos de sa rivale. « C'est quand même une idée curieuse de dire aux Français: il va falloir choisir, soit vous éduquez vos enfants, soit vous assurez leur sécurité! S'il y a des choix d'économie à faire, je les ferai sur bien autre chose »

Nicolas Sarkozy n’est pourtant pas un farouche partisan de la construction d’un second porte-avions, même s’il vient de mettre de l’eau dans son vin.  Lors de son déplacement à Toulon, le 7 février dernier, où il a visité le Charles de Gaulle, le candidat de l’UMP avait déclaré ; « Si je suis élu président de la République, je donnerai à nos armées les moyens dont elles ont besoin et le deuxième porte-avions fait partie de ses moyens ».
……………
Le projet actuel de deuxième porte-avions (PA2) est déjà une collaboration avec les Britanniques, qui eux souhaitent en acquérir deux. Une coopération très difficile, comme l’a reconnu implicitement, mardi, la ministre de la défense qui a dénoncé « une certaine mauvaise volonté des industriels français et surtout britanniques ».

Les partisans d’un second porte-avions le justifie par la nécessité d’assurer une « permanence opérationnelle à la mer ». En effet, les bateaux doivent régulièrement être immobilisés pour les entretenir. Ainsi, le Charles-de-Gaulle restera dix-huit mois à quai à Toulon à partir de l’été 2007, notamment pour des interventions sur ces chaudières nucléaires. Durant toute cette période, la France sera donc privée de cet outil politique de gestion des crises. (Extraits Reuters)

08.02.2007

Avec Ségolène, nous n'aurons même pas le temps d'avoir peur !...

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Merci à l'auteur

28.01.2007

C'est beau l'incompétence... mais ça fait peur !

medium_ArticleJournalRoyal.jpg 

Mme Royal vient de révéler sa totale méconnaissance des questions de défense, qui sont cependant l'une des responsabilités essentielles, sinon la première, du chef de l'Etat.

Hier matin, sur RMC, à l'émission de Jean-Jacques Bourdin, elle a déclaré que la France ne disposait que d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE), alors qu'elle en a quatre, ce qui constitue un seuil minimum pour assurer en mer la permanence de la dissuasion nucléaire. Puis, renchérissant sur l'erreur de Monsieur Bourdin, elle a déclaré que nous en avions sept (si Monsieur Bourdin avait dit 20, elle aurait dit 20).

En fait, la France dispose de quatre SNLE équipés de missiles nucléaires et de seulement six SNA (sous-marins nucléaires d'attaque), dont seule la propulsion est atomique, mais qui ne disposent pas de missiles balistiques nucléaires.

http://www.dailymotion.com/video/x12b3t_sego-et-les-sm


On frémit en pensant que Mme Royal prétend diriger nos Forces armées. Son incompétence est abyssale, c'est vraiment le cas de le dire.

29.11.2006

La Russie du Gaz et... Avis à tous les anti-nucléaires de tous poils !

medium_bulava-a.jpgSAINT-PETERSBOURG, 28 novembre - RIA Novosti. Le vice-premier ministre et ministre russe de la Défense Serguéi Ivanov estime que la Russie ne doit pas rechercher la parité avec d'autres pays quant au nombre d'ogives mais qu'elle doit au contraire parer efficacement toute menace nucléaire.

"Il faut parer avec efficacité toute menace nucléaire et il faut que ceux qui veulent porter un coup nucléaire (contre nous) sache qu'un préjudice irréparable leur sera causé en réponse", a déclaré le ministre russe rencontrant mardi les étudiants de l'Université de Saint-Pétersbourg.

De l'avis du ministre de la Défense, la Russie ne doit pas chercher à rattraper ou à dépasser les autres pays pour le nombre des ogives nucléaires.

Sergueï Ivanov a aussi souligné que "la Russie a toujours disposé de l'arme nucléaire et en disposera à l'avenir".

12.11.2006

M51: Satisfaction du Ministre de la Défense...

medium_M51-c.jpgLe M51, d’une portée de 8.000 km, entrera en service en 2010. Michèle Alliot-Marie a exprimé sa «grande satisfaction», après le tir effectué jeudi matin sans charge nucléaire.
Un baptême couronné de succès.
Jeudi à 9h51, le M51, un nouveau missile stratégique destiné à équiper les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, est monté droit dans le ciel de Biscarosse dans les Landes.
Capable d’atteindre une cible située à 8.000 km, le M51, construit par EADS, est destiné à équiper à partir de 2010, les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de nouvelle génération (SNLE) de la force océanique stratégique française (FOST).
Ce «vol expérimental» couronné de succès a été «effectué, comme toujours, sans arme» (charge nucléaire, ndlr), a précisé le ministère de la Défense, alors que Michèle Alliot-Marie exprimait «sans grande satisfaction».

09.11.2006

Tir d'essai du nouveau missile M51 réussi !

medium_M51-a.2.jpg

L'armée a procédé jeudi au  premier tir réussi du nouveau missile stratégique M51 destiné à  équiper les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, a annoncé le ministère français de la Défense. 

Dans un communiqué, le ministère a dit que ce "vol  expérimental", a été "effectué, comme toujours, sans arme" et a  été "conduit conformément à l'ensemble des engagements  internationaux de la France en matière de sécurité, de  transparence et de non-prolifération". 

Le communiqué précise que l'essai "a été suivi tout au long  sa phase de vol par les moyens d'essais de la Direction générale  de l'armement rassemblés au Centre d'essai de lancements de  missiles de Biscarosse (Landes) et par le bâtiment d'essai et de  mesure Monge".  

 La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, s'est  félicitée de cette réussite, en disant que "la nécessité de  réaliser ces essais pour valider les performances des futurs  missiles de la force océanique stratégique, et franchir ainsi une  étape importante dans l'adaptation et la modernisation de notre  dissuasion". 

 Missile intercontinental, le M51 est destiné à équiper à  partir de 2010, les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de  nouvelle génération (SNLE) de la force océanique stratégique  française (FOST).   Ce missile est destiné à remplacer le missile Mer-Sol  Balistique Stratégique M45, dont sont dotés actuellement les  quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la FOST. 

D'une hauteur de 12 mètres et d'un poids "maximal de 56  tonnes" avec ses six têtes nucléaires, il disposera d'une portée  sensiblement accrue (de l'ordre de 8.000 km) et d'une précision  améliorée par rapport aux M45, selon le ministère de la Défense.(Communiqué de presse) 

Le département de la Gironde en général, et la ville de Saint Médard en Jalles en particulier ne peuvent que se féliciter de ce succés qui est l'oeuvre des techniciens et ingénieurs de EADS Astrium, SPS SNECMA, SME, G2P, CEA et DGA travaillant, pour une large part, sur notre commune.

Au delà de son aspect technique, cette réussite renforce la crédibilité de notre Force de Dissuasion.

14.10.2006

Nucléaire: Effet "domino"...

medium_nuc4.jpgFaut-il être inquiet de l’essai nucléaire probablement réalisé par la Corée du Nord ?

Malheureusement oui, car au-delà cet essai et de ses propres conséquences, ce test aura des répercussions sur le dossier nucléaire iranien.

En effet, la Corée du Nord a collaboré par le passé avec l’Iran et la Syrie en leur permettant notamment de s’équiper de missiles Scud.

L’absence d’une réaction internationale forte à l’essai nord-coréen encouragera l’Iran à accélérer son programme nucléaire.

La leçon que Téhéran et d’autres pourront en tirer est que la communauté internationale est incapable d’arrêter un pays déterminé à obtenir l’arme nucléaire, même quand il fait l’objet de sanctions et est isolé.

Cet essai peut créer un effet « domino »…

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