29.10.2006
NOUS, l'ISLAM et l'islamisme par Bernard DEBRE.
Assez d’autocensure !
Dans un grand hôpital parisien, le chef d’un grand service d’obstétrique est frappé par un musulman qui refuse de le voir ausculter sa femme.
À Rotterdam, la première pierre d’un hôpital islamique sera prochainement posée : la médecine devra s’effacer devant l’enseignement du prophète.
À Berlin, un opéra de Mozart est déprogrammé, tandis qu’à Londres les toiles d’un peintre connu sont retirées d’une exposition publique, au motif qu’elles auraient pu choquer les musulmans du quartier.
En France, c’est un professeur de philosophie qui est victime d’une fatwa parce qu’il a critiqué l’islam, jusqu’au pape qui est contraint de s’excuser pour avoir cité un auteur du Moyen Âge qui donnait son opinion sur les religions, dont celle de Mahomet.![]()
Voici l’ère de la peur, de l’autocensure, de la repentance. Que nous arrive-t-il ? L’islam, entendons-nous bien, est une grande religion avec ses dogmes, ses livres sacrés, ses rites. Elle est ni plus ni moins “convenable” que les autres religions, catholique, protestante ou juive. Elle n’est pas non plus supérieure aux autres religions du monde. La liberté, telle que nous la concevons en Occident, et en particulier en Europe, doit être le socle de nos valeurs communes. Quand je parle de liberté, j’entends aussi la liberté religieuse.
Qui m’empêchera de dire qu’en terre d’islam cette liberté religieuse n’existe pas ? Pensez-vous que dans certains endroits du globe les chrétiens y soient véritablement tolérés ? Tandis qu’en France on construit des mosquées, dans les pays islamiques il n’est pas question de construire une église !
Tandis qu’en France des jeunes peuvent se convertir à l’islam, comme l’a d’ailleurs fait Ribéry, footballeur adulé par tous, en terre d’islam, et même chez nous, l’inverse est interdit par cette religion. Un musulman qui se convertirait au catholicisme deviendrait ipso facto une relapse, un “renégat” ; une fatwa serait lancée contre lui, autorisant n’importe quel musulman à le tuer.
Imagine-t-on en Occident des imams décapités par des chrétiens, comme le furent les moines de Tibhirine en Algérie ? Notre attitude, notre hypocrisie, notre autocensure sont stupides et dangereuses. Stupides car la philosophie permanente de la repentance est humiliante et tend à couper nos racines historiques. Sans ces racines, il n’y aura bientôt plus de nation, il n’y aura plus de cohésion nationale.
Dangereuses car les musulmans modérés et modernes qui représentent l’immense majorité de ceux qui pratiquent cette religion se sentent trahis, eux qui cherchaient à nos côtés la tolérance et la liberté. Ils se disent maintenant qu’ils ne peuvent plus compter sur notre protection ni sur notre détermination. Ils n’ont plus alors qu’un seul choix, accepter le joug des extrémistes intolérants.
Il est temps que l’État laïc redevienne le garant des libres opinions des uns et des autres. Il est temps que les intellectuels de tout bord refusent les diktats des extrémistes religieux. Car, faute de fermeté, faute d’affirmer cette liberté et de la défendre, le risque est grand de voir l’Europe prendre feu en favorisant l’émergence d’une intolérance en miroir.
Je crains que, dans le cas contraire, les ferments d’une véritable guerre civile à caractère religieux ne se mettent à germer.
Pour que l’Europe vive en paix, pour que tous puissent vivre ensemble, nous avons besoin d’un État qui ne capitule pas devant les exigences extravagantes d’une minorité religieuse. C’est de notre fermeté d’aujourd’hui que dépend la paix entre les hommes demain.
Bernard Debré
09:50 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam


