04.01.2008
Le président Nicolas SARKOZY esquisse le nouveau visage de la Défense de la France...
Sans attendre les conclusions du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale, Nicolas Sarkozy a saisi jeudi l'occasion d'un "point d'étape" de la commission chargée de son élaboration pour esquisser le nouveau visage de la défense.
Celui-ci conjuguera, comme le laissait déjà présumer l'intitulé même du Livre blanc et de cette commission, les deux dimensions de la défense et de la sécurité nationale, idée chère au président de la République, ancien ministre de l'Intérieur.
Cette approche avait été mise en évidence par les attentats du 11 septembre 2001 qui mêlaient enjeux nationaux et internationaux, civils et militaires.
Première décision et traduction concrète de cette convergence: la création d'un nouveau Conseil de défense et de sécurité nationale, deux fonctions assurée jusqu'ici par des institutions distinctes auprès du président.
"Le périmètre du nouveau conseil, élargi à la sécurité par rapport aux actuels Conseils de défense actuels, est lié à la réforme constitutionnelle à venir", précise-t-on de source proche du dossier.
Ce nouveau conseil s'appuiera lui-même sur "un Conseil consultatif dont les membres seront nommés par le chef de l'Etat", a précisé l'Elysée. Il s'agira d'experts choisis en dehors du cercle habituel des décideurs de la défense.
Le candidat Sarkozy envisageait en mars 2007 un ambitieux Conseil national de sécurité à l'américaine. Mais la solution finalement retenue sera "plus conforme à notre Constitution et à notre pratique", fait-on valoir.
Avant d'annoncer ces nouvelles orientations, M. Sarkozy a reçu jeudi le président de la Commission du Livre blanc, Jean-Claude Mallet, pour un "point d'étape" de ses travaux.
La publication du Livre blanc lui-même, prévue dans un premier temps début mars, est désormais annoncée pour le "début du printemps 2008", après les élections municipales.
La présidence a par ailleurs souligné que le nouveau Livre blanc, après celui de 1994 qui tirait "les enseignements de la fin de la guerre froide", sera "celui de la mondialisation".
Dès à présent, ajoute l'Elysée, M. Sarkozy a également "validé" une nouvelle "organisation de la sécurité nationale".
Celle-ci ajoute aux quatre grandes fonctions stratégiques communément admises (dissuasion, protection, prévention, intervention), celle de la "connaissance et de l'anticipation, incluant le renseignement".
De nouveau aussi, l'Elysée confirme la volonté du président "de rechercher à renforcer les politiques de l'Union européenne (...) et en même temps à rénover le lien transatlantique", avec l'Otan, considérant "ces deux objectifs comme complémentaires d'une même politique de sécurité et de défense".
Autre innovation: la Commission du Livre blanc qui comptait déjà pour la première fois dans l'histoire de ces documents, quatre parlementaires parmi ses membres, présentera sa copie "devant les commissions compétentes des deux assemblées, avant que le chef de l'Etat n'arrête définitivement ses choix".
De plus, "une fois le texte arrêté, les orientations principales seront exposées aux assemblées par le Premier Ministre".
"Il s'agit d'aller au bout de la logique du renforcement du rôle du Parlement", fait-on valoir.
Outre le Premier ministre François Fillon, quatre ministres assistaient à la présentation du "point d'étape" de la Commission: Hervé Morin (défense), Bernard Kouchner (affaires étrangères), Michèle Alliot-Marie (intérieur) et Eric Woerth (budget).
(20 minutes)
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03.01.2008
Qui a dit que les financiers n'avaient pas le sens de l'humour...
Les cours du brut ont dépassé jeudi pour la première fois de leur histoire le seuil des 100 dollars le baril à New York, après l'annonce d'une forte diminution des réserves pétrolières aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'énergie.
L'étonnant record de mercredi s'explique, non par les fondamentaux du marché, mais par la volonté d'un opérateur indépendant de passer à la postérité, expliquaient des intervenants sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
Richard Arens, un "local" dans le jargon financier (il travaille pour son propre cabinet, ABS), a offert la somme de 100.000 dollars pour un lot de 1.000 barils, le volume minimum qu'on puisse acheter sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Il l'a ensuite immédiatement revendu à un autre indépendant, en perdant 600 dollars dans l'opération, selon M. Halff.
"C'était juste pour la forme, il voulait être le premier au monde à acheter du pétrole à 100 dollars le baril", a commenté l'analyste.
Outre ces spéculations, les cours de l'or noir sont aussi poussés par une conjonction de facteurs, parmi lesquels une demande forte, un dollar faible et des tensions dans des zones stratégiques pour les marchés pétroliers.
Les tensions géopolitiques, montées d'un cran depuis l'assassinat de l'ex-Premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto, se sont encore accrues avec un regain de violences au Nigeria --premier producteur de pétrole africain--
23:37 Publié dans Actualité Internationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2008, sarkozy, UMP, saint médard en jalles, Nouveau Centre, élections


