02.12.2006

Une bonne nouvelle... Maintenant notre Région doit saisir sa chance !

medium_A350_1.jpgLe conseil d'administration a donné le coup d'envoi de la commercialisation de cet avion long-courrier concurrent du B 787 de Boeing.

Près de cinq mois après la présentation d'une maquette au Salon aéronautique de Farnbo­rough, EADS lance enfin l'Airbus A 350 XWB, un avion long-courrier de moyenne capacité, destiné à rivaliser avec le Boeing B 787. Après de longues heures, le conseil d'administration, qui s'est réuni à Amsterdam, a donné son accord pour le coup d'envoi commercial du programme. Cela signifie que les équipes de vente de l'avionneur peuvent commencer à engranger des commandes et que les groupes de travail dédiés à l'A 350 XWB peuvent passer à la vitesse supérieure.

Les premiers contrats ne devraient pas tarder, après la présentation officielle de l'avion à de grandes compagnies telles qu'Air France ou Lufthansa à Toulouse (lire nos éditions d'hier). D'autant que la première version de l'A 350, qui va être complètement repensée, avait récolté 200 commandes. Les clients devront les confirmer. Airbus devra également s'engager sur un calendrier de livraisons le plus fin possible afin de ne pas décevoir à nouveau les marchés et les clients de l'appareil. ll en va de sa crédibilité quelque peu entachée par les retards à répétition de l'A 380. L'A 350 XWB devrait être mis en service en 2012, voire au-delà, soit plus de quatre ans après le B 787 dont la première livraison est attendue en mai 2008.

La décision prise hier est un soulagement pour les salariés d'Airbus qui voit l'avionneur conserver une gamme complète d'appareils face au rival américain, Boeing. Elle marque également un consensus au sein du conseil d'administration sur la nécessité pour Airbus d'avoir un tel appareil dans sa gamme. Les actionnaires du groupe - DaimlerChrysler (22,5 % du capital), le groupe Lagardère et l'État français (22,5 % ensemble) - se sont enfin mis d'accord sur ce point.

En revanche, les derniers détails du financement du programme - entre 9 et 10 milliards d'euros - ne sont toujours pas totalement bouclés. Même si les principaux points de blocage sont désormais levés. L'avion sera financé de plusieurs manières. Les grands partenaires industriels et sous-traitants devraient prendre en charge jusqu'à 35 % du total. EADS émettra des obligations hybrides qui pourraient s'élever à 3 milliards d'euros. Cette opération financière sera garantie par quatre États européens (France, Allemagne, Grande-Bretagne et Espagne). Le groupe puisera dans ses ressources. La maison mère d'Airbus dispose d'un peu plus de 4 milliards d'euros de trésorerie et compte sur les économies annuelles de 2 milliards d'euros grâce à son plan « Énergie 8 ». Les dépenses engagées pour ce programme s'étaleront sur plusieurs années.

28.10.2006

Aquitaine, ton industrie fout le camp... Reveille toi!

medium_2.3.JPGAprès SOGERMA, c’est au tour de FORD d’être touché.

Le site de Blanquefort va licencier 175 à 180 employés en raison de la restructuration de son usine de production de boites à vitesses automatiques.

Ce site girondin de moins de 3000 salariés a déjà perdu 500 emplois depuis la fin 2005 après en avoir eu jadis plus de 4000.

Si l’usine de boites manuelles GFT (FORD-GETRAG) semble s’appuyer sur un marché européen solide, il n’en est plus de même pour l’usine des boites autos…

 

Les pertes annoncées pour le dernier trimestre, au niveau mondial,  mettent en péril  l’existence même du géant automobile américain.

Cela ne laisse rien augurer de bon car nous connaissons les méthodes chocs  qui peuvent être mises en œuvre dans ces cas là.

 

medium_aquitaine.jpgQue peut faire l’Aquitaine dans ce contexte ?

Arrêter de faire du nombrilisme en imaginant que son avenir passe seulement par le tourisme ou par le renouveau d’activités déjà en place. L’évolution de la technologie et les gains de productivité permettent de réaliser aujourd’hui les mêmes productions qu’il y a 30 ans avec moins de techniciens. Cela est un fait…

 

Nous sommes très heureux de « vivre en Aquitaine », nous devons pouvoir offrir la même chance à nos enfants…

 

Il faut donc avoir le courage de  favoriser le maintien du tissu industriel actuel, de préparer ses évolutions, voire ses reconversions et de créer les conditions d’accueil de nouveaux métiers.

Si l’Industrie ou les PME-PMI peuvent s’implanter où elles le souhaitent, il est de notre courage et de celui des acteurs politiques locaux de favoriser leur venue dans notre région.

 

L’Aquitaine ne se sauvera pas en jouant au « village gaulois » . Nous devons accepter de préparer l’avenir…

Et pour préparer l’Avenir, nous devons permettre, dès aujourd’hui, l’implantation de nouvelles voies de communications routières, ferroviaires, aéroportuaires...etc.

A l’exemple des vaisseaux sanguins dans le corps humain, notre région doit être « irriguée » pour vivre. Sans liaisons de communication, l’Aquitaine mourra…

 

Il est très facile de se ranger auprès d’un conservatisme frileux en s’opposant à tout.

Il est bien plus difficile d'avoir le courage de se projeter dans l’avenir et d’entraîner avec soi l’adhésion d’une majorité.

 

Entre facilité et courage, l’Aquitaine va devoir choisir son avenir.

En ce sens, le retour d’Alain Juppé à Bordeaux peut être une chance…