20.01.2007
TURQUIE ? ... TUE QUI ?
Le journaliste turc d'origine Arménienne et rédacteur en chef de l'hebdomadaire Agos, Hrant Dink, a été tué par balle vendredi par un inconnu à Istanbul devant le siège du journal. L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) s'est elle déclarée "profondément choquée" par cet assassinat, qui "bouleverse et inquiète tous ceux qui défendent la liberté d'écrire et de penser, en Turquie et ailleurs".
Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a exprimé sa "très grande émotion", saluant un "grand défenseur des droits de l'homme. C'était un homme de courage et d'une totale intégrité".
"Trois suspects étaient arrêtés vendredi soir par la police en relation avec cet assassinat, a annoncé vendredi le gouverneur d'Istanbul. Selon les chaînes de télévision, quatre balles l'ont frappé, dont deux à la tête, le tuant sur le coup devant les locaux du journal d'expression arménienne situés à Sisli".
M. Hrant Dink était devenu la cible des nationalistes turcs, il avait fait l'objet de plusieurs poursuites en raison de ses propos sur les massacres 1, 5 millions d'Arméniens commis sous l'empire ottoman, qu'il avait qualifiés de génocide, et pour avoir réclamé une Arménie indépendante. Il avait déjà été condamné l'an dernier pour atteinte à "l'identité turque".
Hier, des manifestants étaient descendus dans la rue en scandant "le gouvernement meurtrier paiera" et "tous ensemble contre le fascisme".
La communauté arménienne de Turquie, dont le journaliste Hrant Dink, était un des membres les plus éminents, compte environ 80.000 personnes, regroupées essentiellement à Istanbul.(Thierry Guilmart)
ENTREE DANS L'EUROPE... Le chemin est encore long !
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30.08.2006
Lu pour Vous: Entrée de la Turquie dans l'Europe (suite)
| Une adhésion de la Turquie à l'UE pour "exporter la stabilité", selon José Manuel Barroso |
| Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso s'est prononcé mardi pour une adhésion de la Turquie à l'Union européenne, qui permettrait selon lui d'éviter d'"importer de l'instabilité" en Europe. Invité de l'université d'été du MEDEF à Jouy-en-Josas (Yvelines), il a dressé un parallèle entre la situation au Liban et les négociations d'adhésion d'Ankara à l'UE. "Les développements que nous connaissons au Moyen-Orient, peut-être, vont nous rendre attentifs à l'importance stratégique majeure que d'avoir une Turquie qui est un grand pays à majorité musulmane et un pays qui fait des progrès remarquables sur le plan de la réforme démocratique et économique. Nous allons poursuivre dans ce sens", a affirmé José Manuel Barroso lors d'un mini-débat. "Il est évident que nous ne pouvons faire l'élargissement que s'il y a l'appui démocratique de notre opinion publique. Il y aura un débat (pour) convaincre d'exporter la stabilité au lieu d'importer l'instabilité dans cette région", a-t-il ajouté. Il a reconnu que la question de l'adhésion de la Turquie était une "des plus difficiles à l'heure actuelle en Europe". Mais "dire non à la Turquie serait je crois (...) décourager tous ceux et toutes celles, et j'insiste bien toutes celles car je parle des femmes, qui en Turquie veulent une Turquie moderne, européenne et pleinement démocratique". M. Barroso a par ailleurs insisté sur une "politique de défense commune" en Europe. Mais "la condition préalable" pour en arriver là, "c'est d'avoir plus d'intégration politique. C'est pourquoi je regrette que le projet de constitution ait été refusé", a-t-il dit. |
00:22 Publié dans Actualité Nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Turquie


